« JE SUIS MOI MEME LA GUERRE » George Bataille Acéphale.
Candice Tardy s’affirme à travers une pluralité de supports. Son travail dévoile l’intériorité et l’intime des fantômes du quotidien, explorant les blessures aphasiques d’un monde qui ne s’arrête jamais. Les cicatrices dépeignent le réel, l’animalité sociale, qui se devine par une esthétique expressionniste. Elle développe une pratique mêlant peintures et dessins autour de corps décharnés, blessés et distendus. Des flaques de couleur primaire, des silhouettes disharmonieuse, des métamorphoses organiques.
L’artiste réalise également des vidéos expérimentales. Elle prélève des moments d’existences, conçoit de façon empirique, créer des récits hybrides de ses nombreuses inspirations culturelles. Tous les essaies vidéos abritent des trames musicales, des écrits originaux, de la poésie. Ajoutés à l’image, qui est pensée loin d’un cinéma conventionnel, ses premiers métrages offrent une expérience humaine et amène à une contemplation artistique de paysage ordinaire, qu’elle met en scène autant que ses différents acteurs et actrices.
La mise en scène de performances fait partie de l’éventail de possible de l’artiste. Dans ces créations scéniques, les recherches sont collectives. Inspirée par les mythologies greco-romaines et japonaises, elle nous raconte des introspections d’esprits libres, tristes, mélancoliques, modernes. Des âmes de notre quotidien, devenant à leur tour, un mythe à découvrir. Personnage récurrent, les fleurs sont un élément important et nous ramène à cette envie de mettre sur le devant de la scène, la grâce simple d’une nature trop arrangée, oubliée et généralisée. Avec la participation d’artiste performeur, de chanteur et danseur son travail est à l’intersection du théâtre, de la poésie et de la danse.
Ainsi, à travers la diversité de ses médiums, Candice Tardy compose une œuvre où se mêlent peinture, image, corps et récit. Ses travaux plastiques interrogent les conditions humaines, des dynamiques de pouvoir au lieu de l’intime. Ils révèlent des récits de violence banale, inscrits dans les gestes du quotidien comme dans les imaginaires collectifs. Entre soi et le monde, l’artiste explore la souffrance des traversées collectives et personnelles, ces expériences fragiles et universelles qui participent, à leur échelle, à la construction de l’Histoire.
« Si le signe de l’époque est la confusion, je vois à la base de cette confusion une rupture entre les choses, et les paroles, les idées, les signes qui en sont la représentation. »
Anthonin Artaud le théâtre et son double
« I am myself a war » George Bataille Acéphale.
Candice Tard affirmed through medium and support. Her travel reveals interiority and intimacy, daily ghosts explore an injury that aren’t stops. The scars illustrate the real, animality social, who can be guessed an esthetic expressionist. She’s developed a practice mixing painting and drawing around a gaunt body, hurt and distancing. Puddles of primary colors, disgraced figures, organic metamorphoses.
Artist realised also an experimental video. She’s picked a moment of life, created a plural narration, in an empirical way, created a narrative hybrid, a large inspiration culturally. Others videos at musical wedding, original scribe, and poetics. The images think far from conventional cinema, her first short movie offers human experience and brings a contemplation of natural and ordinary landscape, that she stages with many different actors.
The stages performative to be a part of production of artist. In this creations scenic, research is collective. Inspired by mythologic Greco-Roman and Japanese, she tells a self searching of spirit freedom, sad, melancholy and modern. Spirit freedom everyday became in turn a mythology to disturb. Figures recurring, flower is an important element and brings us back to this desire to put on stage a simple grace of a nature arranged. With participation performer artist, a singer and dancer, a travel is an intersection of theater, poetry and dance.
Thus, through a diversity of its medium, Candice Tardy composes a work or mingle painting, picture, bodies and story. Her works question human conditions, power dynamic and intimacy. They are part of narrative, a trivialization of violence, registered in everyday movement, come in imaginary of collective story. Between yourself and the world, the artist explores pain crossings personally and collectively, these fragile and universal experiences who participate, on their scale, at construction of History.
« If the sign of the era it’s a confusion, I see a base of confused, a break between things and lyrics, ideas, the signs that represent. »
Antonin Artaud, Le théâtre et son double