


Les chevaux, symbole de puissance, galopent vers le regard, s’échouent, hurlent, meurent. Outil premier de la guerre des Hommes, les équidés sont menés à leur perte, tout comme leur camarades humains, les anonymes de la guerre, les fantômes des conflits. Cette toile métaphorique nous invite à regarder droit dans les yeux les conséquences de la progression d’idéologie mêlant autoritarisme et néolibéralisme. Le langage est abimé, le mot « morale » change de sens dans la bouche de dirigeants beuglants autant que possible. La morale des peuples devient la preuve d’une déviance, la preuve qu’il faut se battre pour retrouver l’harmonie et la gloire. La guerre est vue comme salvatrice, la paix se prépare par la guerre, c’est un passage obligé. Une déshumanisation de l’autre s’impose quand la « riposte » est prétexte au démarrage d’une entreprise d’anéantissement, le commerce de la violence sur fond de censure.
Horses, symbol of power, gallop, run aground, cry, death. Primary tool of war of Human, horses are led to their downfall, like their human comrades, nameless of war, ghosts of conflict. This painting metaphorical invites us to see in the eyes the consequences of ideology progress mixing authoritarianism and neoliberalism. The language is damaged, the word “moral” changes of meaning in the mouth of direct crying, was that possible. The moral of population became the proof of deviance, the evidence to fight to prove harmony and glory. A dehumanization of other imposed when the “retort” is restarting a destroyed company, the business of violence against a backdrop of censorship. War is always good business for those in power.